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Noms de domaine : Gestion du risque et surveillance
Toutes les sociétés bénéficiant d’un minimum de notoriété doivent s’attendre à être victime de cybersquatting sur leurs marques sur Internet. Quelques sociétés aux marques très connues ont opté pour une « protection totale » de leurs marques sur Internet, impliquant un très grand nombre d’enregistrements de noms de domaine dans des « extensions libres » (ne requèrant pas de preuve de légitimité à l’enregistrement), comme les extensions génériques (gTLDs : .com, .net, .info...) et certaines extensions pays (ccTLDs : .be, .nu, .co.uk, .cn....). Cette stratégie est efficace car elle limite les risques d’abus des cybersquatteurs. Cependant, elle a montré ses limites en terme de coûts et de complexité.
L’augmentation croissante du e-business et du développement d’Internet dans les pays émergents fait évoluer la gestion des marques vers une notion de gestion de risques. La plupart des entreprises voient les noms de domaine uniquement comme un centre de coûts, sans toujours mesurer les incidences financières très préjudiciables d’un cybersquatting intensif sur leurs marques. Le comportement usuel est de plutôt agir rétroactivement au lieu de définir une stratégie proactive. Cependant, certaines grandes entreprises ont depuis peu décidé d’investir dans un « budget de récupération », qui doit être présenté comme le coût minimum nécessaire pour réduire le maximum des pertes financières venant des sites abusifs les plus préjudiciables. Dans un précédent article sur la "stratégie noms de domaine", nous avons souligné que les noms de domaine devraient être gérés comme des capitaux d’une entreprise, et en tant que tels les notions de gestion de risque et de retour sur investissement peuvent en faire partie.
Un bon moyen pour les entreprises de suivre de près les risques de cybersquatting est de réaliser une surveillance régulière de leurs noms de domaine, autour de leurs marques les plus stratégiques. Ceci permet de détecter tout nouveau nom de domaine phonétiquement proche de ces marques, et de réagir rapidement au abus. Il existe une demande croissante pour ce type de service, incluant des alertes pour le client dès qu’un tel nom de domaine a été identifié et analysé comme très préjudiciable pour la société. Ainsi les résultats peuvent être classés par niveau de risque, celui-ci pouvant être pour l’image de marque ou ne terme de perte financière. Les actions juridiques en deviennent plus efficaces et permettent un meilleur retour sur investissement des coûts de récupération. Des solutions professionnelles sont désormais disponibles sur le marché, proposant des solutions de surveillance complètes, dépendamment de l’accessibilité des données sur les noms de domaine.
Cet article s’est inspiré du « livre blanc sur la gestion des noms de domaine » (édition 2004) de Loïc Damilaville. Pour approfondir le sujet, veuillez télécharger le document au format pdf.
