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Google désindexe BMW.DE : conséquences sur la notoriété et l’image de la marque.
Comment tout a commencé...
Le 1er Février, une note est apparue sur un blog, décrivant comment le site www.bmw.de n’était pas en conformité avec les normes de qualité Google imposées aux webmasters, en utilisant des pages satellites et du texte caché. ou directement à Matt Cutts, responsable de la cellule « webspam » de Google. Le 4 février, le site www.bmw.de était banni de l’index de Google. BMW Allemagne a réagi très vite en enlevant les pages incriminées, mais il était déjà trop tard : le site web montrait un « page rank » de 0. (page rank : critère mathématique permettant de mesurer la popularité d’une page sur le web).
Impacts sur la visibilité de BMW sur Internet
Environ 10 jours après que Google ait banni de son index le site bmw.de, les sites web les plus visibles lorsque l’on réalisait une requête sur des mots clés comme « BMW » associé aux mots « pages satellites », « banni » ou « Google » étaient les suivants :
1-http://blog.outer-court.com/archive/2006-02-01-n31.html
2-http://www.mattcutts.com/blog/ramping-up-on-international-webspam/
4-http://news.com.com/Google+blacklists+BMW.de/2100-1024_3-6035412.html
5-http://news.bbc.co.uk/1/hi/technology/4685750.stm
Cette liste est le résultat d’un benchmark réalisé sur les moteurs de recherche Google, MSN et Yahoo ! pour la France, l’Allemagne et les Etats-Unis.
Il est intéressant de souligner à ce niveau que le bouche à oreille c’est non seulement répandu à partir de blogs spécialisés dans le référencement et les moteurs de recherche, mais également à partir de sites web d’actualités plus génériques et très populaires comme celui de BBC News en Grande-Bretagne.
Les conséquences de l’importante médiatisation du retrait du site www.bmw.de de l’index de Google ont été une forte augmentation des visites sur le site www.bmw.com (voir les figures Alexa® ci-dessous) au cours du mois de février, ainsi que l’opportunité pour Google de communiquer sur leur détermination à faire respecter leurs normes par les marques notoires. Le volume de « Buzz » généré par l’exclusion du site web www.bmw.de a finalement été bien supérieur à celui concernant l’exclusion du site www.ricoh.de, même si ces deux sites ont été bannis des bases de Google en même temps.
Nous avons utilisé l’outil de classement de popularité des sites Alexa® pour montrer que même si le site bmw.de a été banni de Google, sa popularité a explosée au cours des 2 semaines de forte médiatisation de l’évènement, entrainant également une hausse de popularité sur le site institutionnel bmw.com. De plus, nous avons également comparé la popularité des sites institutionnels de BMW et de Mercedes-Benz, et nous avons constaté ce phénomène était focalisé sur la société BMW et que dès le mois de mars 2006, la popularité des 2 sites était redevenue équivalente. Finalement, ce phénomène a correspondu à un « pic de crise pour l’image de marque » de BMW.
Figure 1 : Comparaison des visibilités Internet relatives de bmw.com et bmw.de. Source : Alexa®
Figure 2 : Comparaison des visibilités Internet relatives de bmw.com et Mercedes-benz.com. Source : Alexa®
En conclusion : Il existe désormais des millions de pages de blogs, forums et sites web parlant du cas d’exclusion du site BMW.de de l’index de Google, mais également de la rapidité de sa réhabilitation...
Réhabilitation du site bmw.de dans l’index de Google
Il est évident que les sites web ne sont pas traités de la même façon en ce qui concerne leur ré-inclusion dans l’index de Google. La ré-inclusion du site web Allemand a été très rapide par rapport à la majorité des sites s’étant retrouvés dans la même situation. En effet, le site bmw.de était réhabilité seulement après 2 jours d’exclusion ! Et c’est la raison pour laquelle cette affaire à défrayé la chronique sur le Web. Plus les enjeux sont importants, plus la négociation est efficace...
Beaucoup de blogs ont discuté de la stratégie de communication derrière cette action de Google. Il a été rapporté par exemple que Google a sciemment choisi de bannir le site bmw.de car BMW n’achetait pas de campagnes publicitaires Adwords®. Mais le ce choix de Google d’agir sur un site très populaire est principalement de décourager l’utilisation abusive de techniques dites de « black hat », comme les pages satellites, le texte caché, la duplication de contenu ou le « cloaking » (technique qui permet d’envoyer aux robots des moteurs de recherche une page spécifiquement générée). En effet, ces techniques réduisent la pertinence des recherches dans les moteurs.
Mieux vaut se mettre aux normes que de prendre le risque d’être désindéxé de Google.
La liste des sites n’étant pas aux normes qualité de Google est encore très longue mais la tendance de l’optimisation du référencement des sites évolue des techniques « Black Hat » vers l’application de ces normes. En effet, de plus en plus de sociétés sont prêtes à payer un service respectant ces normes plutôt que d’opter pour un service moins onéreux mais risqué à terme, surtout pour les sites d’e-commerce pour lesquels une interruption peut mener à la banqueroute. Il est certain que Google va continuer à prendre en compte les rapports de spam envoyés par les internautes - envoyés dans toutes les langues -. Ces rapports ont été créés par les moteurs de recherche pour combattre les contenus web non pertinents ainsi que les pratiques de référencement agressives.
Avec la multiplication des décisions de désindexation de Google, il est désormais préférable d’anticiper ces risques. Un bon point de départ serait de réaliser un audit de qualité et de performance de son site, qui permet aux responsables de sites d’identifier les points faibles de leur site, d’améliorer son indexation et d’enlever les lignes de code interdites par les moteurs de recherche. Les webmasters peuvent dans tous les cas suivre scrupuleusement les recommandations données directement par les moteurs de recherche.
